25/11/2008

La vie qui va !

Il y  a une éternité que je n'ai rien écrit sur mon blog. Je n'y ai pas mis un terme, loin de là, mais je me suis laissée embarquer par la vie, le quotidien de ma vie.
Certains et certaines ont craint pour moi à cause de mon silence. Mais sans raison : pour moi, pour nous, la vie va plutôt bien !
Carole et moi vivons toujours ensemble depuis maintenant quelques mois, depuis le début Juillet, dans notre petite maison à la campagne, que nous continuons toujours à transformer petit à petit en nid douillet, notre nid à nous...
Nous avons dû apprendre presque en même temps la vie de couple, et le passage à la vie active. Deux importants changements simultanés dans notre vie. Nous nous sommes un peu recroquevillées sur nous mêmes dans un premier temps pour mieux profiter de la joie d'être ensemble et pour faire face à ces changements, mais nous ne regrettons rien. Nous nous y sommes vite adaptées, et notre porte s'est réouverte plus largement sur le monde extérieur, sur les amis notamment ... qui semblaient eux aussi hésiter à venir s'inviter dans notre nouveau monde et à en pousser la porte.
Cette porte, je l'entrebaille pour vous à nouveau...

18/08/2008

Si tout le monde s'y met...

Sport_BaseBall02.jpgMême dans des sports aussi inattendus que le baseball, et dans des équipes aussi modestes que celle de Taïwan, la trousse à pharmacie n'est pas toujours très "clean" !  La Fédération internationale de baseball a annoncé jeudi la suspension en raison d'un contrôle positif d'un joueur de Taïwan, sélectionné pour les jeux Olympiques de Pékin. L'information fait presque sourire ! On peut comprendre que les Taïwanais aient envie de briller chez leurs rivaux chinois "populaires" et soient prêts à tout pour ça, mais que le phénomène du dopage vienne toucher des équipes aussi modestes et dans un sport aussi peu médiatisé que le baseball (bien qu'il me semble qu'il est assez pratiqué en Asie) est finalement plutôt inquiétant...

12/07/2008

Silence a tout prix !

bonnecombe.jpgMalgré les beaux discours de façade, le silence est toujours de rigueur pour les sujets qui embarrassent l'Eglise Catholique. La volonté de modernisme et d'ouverture ne sont que des tromperies. Pourtant l'engagement avait été pris d'évoluer après les quelques scandales d'agressions à caractère pédophile sur certains enfants et jeunes, commis par des religieux.

Une affaire fait encore parler d'elle ici en Aveyron, celle de Bonnecombe, petite abbaye où est installée une communauté religieuse, la Communauté des Béatitudes. 

L'un des religieux de cette communauté, le frère Pierre-Etienne, s'est rendu coupable d'attouchements sur 61 enfants de 5 à 13 ans entre 1985 et 1997. Il a reconnu les faits devant un juge lors d'une première plainte en 2001, juge qui s'est déclaré incompétent !!!... Il témoigne lui-même des difficultés qu'il a rencontré auprès de sa hierarchie qui souhaitait à tout prix le couvrir : "En 2001, j'ai abandonné l'habit religieux et j'ai demandé à être remis de mes voeux. Mais certaines autorités de ma communauté ne voulaient pas. Je n'ai été remis de mes voeux qu'en 2005. En 2007, j'ai même fait une liste avec le nom des enfants, je l'ai transmise à mes supérieurs de la communauté des Béatitudes. Elles n'ont pas donné suite. Ils n'ont pas jugé bon de me faire soigner."

Il ne sera finalement mis en examen qu'au mois de février dernier.

Pour montrer cette culture du silence, il faut ajouter que tout dernièrement, 4 membres de la communauté, après avoir subi des pressions internes, ont fini par être exclues de la communauté. Elles aussi pédophiles ? Non, simplement coupables d'avoir aidé le frère Pierre-Etienne à avouer les délits dont il est responsable, d'avoir trahi le secret de la communauté ! Pas de quoi inciter à la transparence...

07/07/2008

Graine de champion

gymnaste.jpgJe suis tombée sur un reportage du JT hier soir, qui m'a indignée. A l'approche des jeux olympiques de Pékin, de nombreux sujets (probablement inspirés par les autorités de la République "Populaire") présentent ce qui fait la fierté du pays hôte. Depuis plusieurs années, les chinois inondent les compétitions internationales de gymnastes de haut niveau, surentrainés, formatés pour la compétition. Il y avait dans ce reportage une présentation d'une école de gymnastique, dont plusieurs exemplaires existent partout dans le pays, afin de détecter les jeunes prodiges dès leur plus jeune âge.

  • Les enfants arrivent dans cette école dès l'âge de 4 ans, sous un régime de pensionnat, ne voyant leur famille qu'une fois par mois.
  • L'encadrement assure ne subvenir à leurs besoins alimentaires qu'à 70% afin de mieux modeler leur jeune corps pour la gymnastique.
  • Les rythmes d'entrainement sont très élevés, laissant peu de place à autre chose (éducation, jeu, ...), le tout dans une discipline très stricte.
  • Les réflexions même des enfants interrogés laissent rêveur sur la façon dont ils sont psychologiquement conditionnés, puisque l'une des petites filles assure vouloir réussir pour acheter une voiture à ses parents, et l'autre un appartement pour sa grand mère...

Je ne peux pas m'empêcher de penser à cette jeunesse volée pour le rêve d'un hypothétique et court succès sportif, aux réactions qu'auront plus tard les corps de ces jeunes enfants qui auront été abîmés par des entraînements trop intensifs, à la façon dont ces jeunes chinois seront psychologiquement épaulés si, après avoir tant sacrifié, ils n'ont pas l'occasion de briller en allant au bout de leur rêve (pour peu que ce soit vraiment le leur et non pas celui de leurs parents ou du gouvernement !), ce qui est d'autant plus probable vu la très forte concurrence en rapport au nombre de places disponibles sur les compétitions de haut niveau...

Pour voir le reportage, ce lien : JT France 2

05/07/2008

Sans plus attendre...

cartons3.jpgSi proches du but, nous n'avons pas eu la patience d'attendre.  Les clefs en mains depuis moins d'une heure, alors que nous faisions le tour de cette maison qui serait notre nid pour quelques temps, en savourant l'instant, main dans la main, nous avons décidé de ne pas attendre plus. Nous étions tellement excitées d'arriver enfin à ce moment où nous avions un toit à partager toutes les deux.

Nous avons rassemblé quelques unes de nos affaires et les avons apportées dans notre petit nid. Le strict minimum. Une façon de marquer notre territoire, de prendre possession des lieux, comme pour être certaines que notre rêve n'allait pas s'envoler au moment où il prenait corps. En trois voyages, on s'est emménagées dans un confort spartiate, en attendant que les bonnes volontés que nous avons mobilisées nous apportent le reste de nos affaires. Un confort minimum qui ne durerait qu'une nuit, mais quelle nuit : notre première nuit "chez nous". Un bivouac en fait parmi nos premiers cartons.

Nous avons fait notre premier diner en mangeant une salade, assises par terre au bord de la petite terrasse, faute de matériel pour cuisiner et de chaises pour s'asseoir. Notre première nuit dans notre petite maison, qui fut douce, savoureuse et passionnée (...), nous l'avons passée sur un matelas pneumatique, mais cela valait tous les lits du monde tellement nous étions prêtes à bien des concessions pour profiter sans plus attendre de notre logement...

Nous n'avons pas eu la patience d'attendre... 

04/07/2008

Bientôt "chez nous"...

bienchezsoi.jpgOn a attendu ce moment pendant des mois, voire peut-être un peu plus, celui où nous allions enfin pouvoir nous installer sous le même toit. Mais voila, tellement heureuses que nos études ne nous tiennent plus éloignées l'une de l'autre, et que notre but soit si proche, nous avons passé les deux dernières semaines à glander. Il n'y a pas d'autres mots. Des après-midi entières autour de la piscine familiale, quelques balades dans les environs, quelques sorties avec les copains et les copines... tout cela n'a pas fait avancer beaucoup nos préparatifs d'emménagement.

Lorsque nous nous y sommes enfin mises, nous n'imaginions pas en avoir autant à emporter, et les cartons semblent se multiplier. Heureusement il n'y a pas beaucoup de kilomètres à parcourir, puisque nous avons finalement trouvé une petite maison en bordure d'un hameau de la commune à quelques 500m du village, et la main d'oeuvre assez nombreuse qui s'est proposée fait que nous devrions en venir à bout assez facilement et commencer à être bien installées dès la fin de la première journée.

Nous devons récupérer les clefs de notre chez nous en fin d'après-midi et pourrons profiter de notre petit "home sweet home" dès demain soir...

Après avoir mis les bouchées doubles pour boucler les valises, nous avons de nouveau un peu de répit que nous passons lassivement autour de la piscine. Quelques brasses dans l'eau, puis repos à l'ombre des parasols agités par un léger vent tiède. A défaut de partir en vacances cet été, nous prenons un peu de bon temps pour faire la transition entre les études et le travail.

03/07/2008

Ingrid...

betancourt libre.jpgComment ne pas écrire quelques mots sur la libération d'Ingrid Betancourt, alors que j'ai évoqué à quelques reprises son sort et celui de ses proches. Ingrid Betancourt est enfin libre après un peu plus de 6 ans de captivité dans un milieu hostile et des conditions de détention pleines de brutalité, de cruauté et d'arbitraire. C'est avec une grande joie que j'ai appris sa libération.

J'avais été émue par la femme que j'avais découverte dans un reportage tourné avant son rapt, qui luttait contre la corruption qui affaiblissait la Colombie, et se mettait au service de ses compatriotes, pas comme une personne soucieuse d'un avenir politique ou d'un quelconque pouvoir, mais comme une femme désireuse d'être utile au peuple colombien. Plus tard, j'avais également été très touchée par le combat de ses enfants et l'énergie qu'ils mettaient à éviter que le cas de leur mère et des autres otages ne soit oublié.

Maintenant, elle est libre. Cette femme dégage une force de caractère et de conviction incroyables. J'aime à l'écouter parler. Il y a une puissance dans ses paroles... Respect... Admiration...

Certains esprits chagrins diront bientôt qu'on en parle trop, qu'on a mis trop de moyens à sa libération et son retour en France. Ils oublient le symbole qu'elle représente : une femme qui a résisté à des conditions terribles, rien qu'en s'accrochant par sa force de caractère, son amour pour les siens, la fidélité à ses propres valeurs et qui, n'ayant pas renoncé, a fini par atteindre son but. Un exemple qui montre qu'en restant soi-même, et en ayant confiance en soi, on peut arriver à bout de difficultés importantes. Un message d'espoir pour toutes celles qui sont en difficulté.